La région Nord Pas de Calais a été fortement marquée par l’activité minière et les terrils en sont la marque la plus visible.
On dénombre aujourd’hui 225 terrils sur les 330 qu’à compter le bassin minier.
Le site du Terril Sainte Marie s’étend sur 70 hectares.
A l’origine il s’agissait de 2 terrils accolés (le 125 dit Sainte Marie Est et le 125 A dit Sainte Marie Ouest) de forme tabulaire (forme de plateau) d’une quinzaine de mètres de hauteur.

Ils datent de différentes époques d’extraction et sont composés de schistes, de grés et de mixtes charbonneux.
Le terril 125 est un terril boisé qui a été érigé sur un ancien marais dès la fin du 19éme siècle sur un lieu-dit : « Les marais de Maître Jean », il est adossé au terril 125A.
Le terril 125 A date lui aussi de la fin du 19éme siècle, mais il a une forme plus conique.

En 1823 le cadastre de la commune indique l’existence d’une ferme carrée dénommée « ferme du marais »

Sur le cadastre de 1878, la ferme n’existe plus, les mines apparaissent. Le fonçage (création du puits d’entrée et de sortie) de la fosse Sainte Marie commence en 1856 ou 1857, les premières extractions se font entre 1861 et 1863 pour la compagnie des mines d’Aniche.

Un second puits est ajouté en 1907


La fosse est détruite pendant la 1ere guerre mondiale


Elle est reconstruite au début des années 20 et des cités sont construites très proches de la fosse pour abriter des mineurs.
En 1946 la compagnie des mines d’Aniche est nationalisée et intègre le groupe de Douai, les puits sont approfondis à 508 mètres en 1951.
En 1960, la fosse cesse d’extraire et sert à l’aérage de la fosse Delloye de Lewarde.
Les stériles (produits constitués par les sols et les roches, auxquels on a enlevé la partie commercialement valorisable) de la fosse Delloye sont envoyés aux terrils d’Auberchicourt dans les années 60.
En 1969, les puits sont remblayés, en 1972 le chevalement de Sainte Marie n°2 est détruit, en 1975 c’est au tour de celui de Sainte Marie 1 de disparaitre.
Depuis le début des années 60, le terril a été exploité pour ses schistes rouges par différentes sociétés, cette exploitation a cessé en 2002.
Entre 1998 et 2006, des opérations de requalification sur le site ont été menées par l’Etablissement Public Foncier sur les terrains de la commune et sur le reste du site qui a été vendu au département.


Les activités sur le terril
La chasse, elle se fait au titre de la régulation des lapins sur le site, afin d’éviter les dégradations aux cultures environnantes.
Le terril attire de nombreux visiteurs, la fréquentation s’est développée après la requalification du site, sous l’impulsion de la commune qui a souhaité offrir un lieu de détente.
Il accueille sur un de ses chemins une boucle vélo : le chemin des galibots, une boucle de randonnée pédestre et cycliste qui offre un regard pluriel sur les richesses des paysages et du patrimoine minier du Douaisis et de l’Ostrevent. Il empreinte en grande partie des « cavaliers », anciennes voies ferrées de la Compagnie des mines d’Aniche, qui reliaient l’ensemble des carreaux de fosses et terrils du Douaisis.
Des aménagements ont été réalisés pour accueillir au mieux le public : cheminements piétonniers, signalétique d’accueil et d’interprétation.

Un observatoire a été installé en surplomb des zones humides, qui permet de contempler ce paysage atypique sur le terril et d’y observer notamment l’avifaune.
Des sorties nature sont organisées par la direction de l’environnement du Conseil Général du Nord, mais aussi par des associations naturalistes comme la Chaine des terrils, le Groupe Ornithologique du Nord Pas de Calais (GON) ou encore La société Mycologique du Nord de la France, et les écoles de la commune vont découvrir la biodiversité du terril

En effet, le terril Sainte Marie possède une biodiversité exceptionnelle justifiant son classement en Zone Naturelle d’Intérêt Ecologique et Faunistique.
Le site fait également parti des biens du patrimoine mondial de l’UNESCO pour la partie Sainte Marie 125, et est en cours de classement en tant que site classé patrimoine national.
L’originalité du site réside dans la diversité de ses habitats résultant de la topographie très mouvementée et de la présence d’eau dans certains secteurs.
De plus de par sa topographie, le terril est relativement préservé des traitements phytosanitaires et pesticides, liés à l’agriculture intensive qui l’entoure.
Le terril abrite un cortège faunistique et floristique remarquable, typique tant au niveau régional qu’au niveau national.
Les différents inventaires signalent :
